L'Édition locale: A VIE DE CHIEN
 

J'ai évité une catastrophe

Je suis un chien moderne

Je suis un chien heureux. Depuis quelques jours, vos émissions de télé ont retrouvé leur ronron habituel, perturbé pendant des semaines par les élections qui ont finalement eu lieu chez vos voisins.

Qu’est-ce que j’en avais assez de vous entendre défendre l’un, condamner l’autre, et vice-versa. Comme si votre propre avenir en dépendait. Ce qui a le plus fait sourire mon deux pattes, ce sont tous ces commentaires lus ou entendus. Les uns n’hésitaient pas à clamer toute leur admiration pour celui qui partait, d’autres les mêmes sentiments pour celui qui arrivait.

Mon maître, ça le fait rire. « Qui sont-ils pour critiquer le choix de citoyens d’un pays voisin, ami et démocratique», me dit-il ? «Ils sont mignons tous ces donneurs de leçon qui oublient parfois l’état de leur propre pays. Ils oublient qu’il a fallu plus de 500 jours pour y former un gouvernement», me rappelle-t-il.Enfin, maintenant, tout est rentré dans l’ordre. Vous reparlez du chômage, de la dette grecque, de la fermeture progressive de vos centrales nucléaires... Vos femmes et hommes politiques s’envoient des « mots doux » et Anderlecht est champion de Belgique de football.A présent, on peut enfin parler de choses sérieuses. Mon deux pattes craint, en particulier, le lancement imminent d’une nouvelle saison d’un jeu de télé-réalité qui, de manière fort peu compréhensible, attire bon nombre de jeunes.

Il entend déjà ses agneaux se disputer sur le meilleur candidat, la plus jolie, le plus c...Dans le bouhaha, il aura bien du mal à faire comprendre que les examens qui arrivent sont plus importants qu’une émission de télé débilisante. Mais, son combat semble perdu d’avance.

Aujourd’hui, vous empêchez à un enfant de regarder la télévision? Il plonge sur l’ordinateur.Les deux ont été éradiqués?

Pas de problème, il reste le GSM.Confisqué!

Quand vous pensez être arrivés à vos fins, une console de jeux vient vous rappeler qu’aujourd’hui, les moyens de communication ouvrent toutes les portes et sont partout.  Alors, vous reprenez le roman que vous aviez laissé de côté.

Il est toujours en papier. Vous y tenez à ce papier que certains enterrent déjà. Mon deux pattes est comme vous: il aime trop le contact physique pour l’abandonner, sans se fermer à une évolution vers une plus grande intégration de tous les moyens de communication.

D’ailleurs, moi aussi je suis présent partout...

Churchil

Vous pouvez apporter vos commentaires

(en indiquant nom, prénom et localité)

sur dider.grogna@vlan.be

 

 

 

 

COMMENTAIRES...